[23/12/2009]

L'électro-chimiothérapie : une alternative à la chirurgie

Source : France5.fr
Chimiothérapie… Le mot fait frémir bien des malades. Parce qu'il rime avec cancer, parce qu'il s'accompagne presque toujours de nausées, de vomissements et de perte de cheveux. Heureusement, ce n'est pas toujours le cas. Une méthode toute nouvelle, l'électro-chimiothérapie, permet d'y échapper.

Une chimiothérapie est un traitement médicamenteux qui détruit ou stoppe la croissance des cellules cancéreuses. Les médicaments que l'on va injecter dans l'organisme vont priver les cellules malignes de la "nourriture" dont elles ont besoin pour se développer. Elles finissent alors par mourir. La tumeur régresse.

Mais il arrive que les cellules cancéreuses réussissent à migrer dans d'autres parties de l'organisme. C'est ce que l'on appelle des métastases. On les traite aussi par l'injection d'une chimiothérapie. Et quand elles sont très localisées, on peut aussi proposer ce que l'on appelle l'électro-chimiothérapie. Comme son nom l'indique, c'est la combinaison d'une chimiothérapie et d'impulsions électriques sur la zone affectée. Cela permet de rendre le traitement plus efficace et surtout, de diminuer considérablement les effets secondaires.

Pour l’instant, seul l'Institut de cancérologie Gustave-Roussy, en région parisienne, pratique ce traitement.

L'opération est peu contraignante. Le patient sort le jour même de l'hôpital. Généralement, ce type d’interventions est surtout destiné aux personnes âgées ou fragiles, qui présentent des résistances aux chimiothérapies classiques ou qui n'auraient pas supporté une intervention chirurgicale.

Comme la technique est très récente (elle date de 2007) et qu'il n’existe qu'une seule machine de ce type en France, la décision de procéder à une électro-chimiothérapie se prend en comité multidisciplinaire, c'est-à-dire en présence de tous les spécialistes. En deux ans, seuls une quarantaine de patients ont pu en bénéficier.

L'électro-chimiothérapie ne provoque presque aucun effet secondaire, outre peut-être une sensation de brûlure et une légère fièvre. Les études ont démontré que cette technique était bien tolérée par les patients. Les métastases peuvent réapparaître sur le corps. Une électro-chimiothérapie pourra donc être à nouveau prescrite. Le patient peut subir cette intervention jusqu'à vingt fois.

Cette technique soigne les métastases mais pas le cancer. En France, son utilisation est pour l'instant limitée aux métastases cutanées et sous-cutanées. Mais dans d'autres pays d’Europe, l'électro-chimiothérapie est prescrite pour des métastases osseuses et sur le foie. Et peut-être bientôt, sur le sein. Des études sont en cours.

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