[05/01/2010]

À Nantes, on teste les médicaments de demain

Source : Ouest France
Le Cimna, alliance de compétences publiques et privées, est spécialisé en immunologie. Il analyse les effets sur l'homme des biothérapies, conçues à partir de molécules biologiques.

Les biothérapies, nouveaux médicaments conçus à partir de molécules d'origine biologique (à l'inverse de la chimiothérapie), se développent. C'est le cas, en particulier, dans le domaine des maladies auto-immunes (polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, etc.), des maladies infectieuses, du cancer, de la transplantation, des allergies ou des vaccins.

Si elles sont envisagées comme prometteuses, ces biothérapies produisent des réactions complexes chez l'homme, qu'il est indispensable de mesurer. Avant toute commercialisation et afin de suivre l'effet d'un médicament, il faut surveiller les réactions du système immunitaire qui le reçoit.

Depuis 2008, un centre nantais, qui se présente comme une référence européenne, s'est spécialisé dans cet aspect : le Cimna, centre d'immuno-monitorage Nantes Atlantique. Derrière ce nom obscur, se cache un savoir-faire de pointe consacré à la réponse immunitaire. Il intéresse notamment des groupes pharmaceutiques.

En discussion avec GSK et Sanofi

Particularité de ce centre, il mêle des compétences publiques et privées. Ainsi, quatre entités complémentaires travaillent ensemble : le service d'immunologie du CHU de Nantes, la plate-forme puces à ADN du CHU, les sociétés TC Land Expression à Nantes et Atlanstat à Rezé.

« Nous réunissons nos forces pour offrir un service complet de meilleure qualité afin d'accrocher de plus gros contrats », lâche Sébastien Breche, de TC Land Expression.

« Ce projet est né parce que l'immunologie est une des forces de la recherche locale. Depuis trente ans, Nantes se distingue dans ce domaine. Les activités du Cimna nous permettent de développer de nouveaux projets de recherche », explique le professeur Régis Josien, chef de service du laboratoire d'immunologie du CHU de Nantes.

Quatre-vingts personnes peuvent être mobilisées sur une étude. Un essai concluant vient de se terminer concernant la sclérose en plaques. « Nous sommes en discussion avec GSK, Novartis, Sanofi. Nous avons une avance intéressante dans un domaine très concurrentiel où il faut faire preuve d'excellence », ajoute Sébastien Breche.

Magali GRANDET pour OuestFrance
|| Archives des news
Les impatientes : le premier réseau de femmes atteintes du cancer du sein. Pour celles qui ne veulent plus subir la médecine en étant simples patientes, pour celles qui ont envie de prendre leur santé en main, pour celles qui pensent que la vie n'attend pas : c'est ici et maintenant.